Derrière la nuque - Un peu plus loin que l'horizon
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Il y a l'Irlande, l'avenir plus ou moins lointain, les heures de travail accumulées du matin jusqu'au soir sans réfléchir, sans bien savoir à quoi ça sert, le concours, les vacances qui s'achèvent, l'odeur de printemps, les débardeurs à rayures et les petits pains au lait.
Je m'interroge sans cesse sans trouver de réponse. Je suis grande - ça y est - il paraît, incapable pourtant de faire un choix sur mon avenir, de m'imaginer dans la vie active - la prépa y est sûrement pour quelque chose -, de grandir pour de bon. Je me demande si le déclic aura lieu, un jour. En attendant je me laisse bercer dans ce foutu système scolaire et j'essaie tant bien que mal de pas me noyer dedans pour de bon. En attendant je décompte les heures et raye au crayon les lignes de mon supposé programme de "vacances". Pourtant j'aimerais tant disparaître sans que personne s'en aperçoive. Faire le tour du monde ailleurs que dans ma tête. J'aimerais tellement.
* Vincent.
Dimanche dernier.
Pause clopes :


indrae