Derrière la nuque - Un peu plus loin que l'horizon
Lumière inverse

Je lève les yeux vers les avions, la pluie la nuit, les flocons coulent dans mon corps. A l'abandon. Je lève mon verre à l'inconnu. Une brise légère me cloue au sol, sur le béton de nos errances. Le soir tombe. Le jour n'est plus. Je ne compte plus les secondes.
Dehors. Dehors la ville est morte, je marche sur les corps impatients et les décombres de l'aurore dessinent le bleu de mes paupières. Je marche les yeux fermés devant, devant ton corps et son envers.
Ma vie la nuit n'a rien d'extase, je dors puis m'éveille en sursaut. Parmi les averses d'images, je trace des lignes de métro. Tête penchée en arrière, rêves pendus au goulot. Et sur le bleu de mes paupières se jouent des notes de piano.
Mégot de envole-moi, écrasé le Lundi 14 Avril 2008, 14:21 dans le cendrier des châteaux de sables.
Pause clopes :


passionnee-par-les-reves
Jolie poésie. Elles arrivent parfois, publiée chez toi. Ce sont le splus belles à lire, les plus incompréhensibles aussi mais les plus belle.
Les corps impatients, le titre d'un film que j'aimerais voir.