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Derrière la nuque - Un peu plus loin que l'horizon
First flowers

 

Les premières fleurs et l'odeur du printemps dans mes yeux. Dans ma bouche. Les jours rallongent et je m'effondre en descendant tremblante d'un vélo'v. Puis j'éclate en sanglots en voyant mon reflet dans le miroir de l'ascenseur. A l'autre bout du fil, Vincent me supplie désespérément de me calmer. Distance. Tout est si loin.
J'ai retrouvé les touches noires et blanches du piano en rentrant ce week-end. Il y a ce morceau composé pendant les vacances, vingt ans. Parfois, avant de m'endormir ces deux dernières semaines je visualisais mes doigts sur les touches dans ma tête. Les jours rallongent et mes nuits ne sont qu'écourtées. Les jours me donnent envie de tout lâcher mais je repars demain. A croire que tout est ou noir ou blanc.
Je croyais vouloir être libre mais je réalise depuis peu que je serais incapable de vivre sans lui. Les jours et les mois passent. Je suis amoureuse. Je m'allonge dans l'herbe de "la grande prairie" des berges du Rhône. Le soleil m'aveugle mais tout ça n'a que peu d'importance. Minor Majority en concert avec lui vendredi dernier. Le Sirius plein à craquer et ces cinq Norvégiens juste devant moi. Un peu de nord dans leur visage et cette folk si envoûtante Je n'aurais eu qu'à tendre le bras pour atteindre le chanteur. Et sa voix bordel, quelle voix. Je le regardais même en fermant les yeux. Vincent a grimacé en comprenant à quel point ce merveilleux chanteur norvégien ressemblait à Nicolas.
Le dernier concours blanc commence jeudi. Le vrai n'est plus que dans une poignée de jours - à peine plus d'un mois. Tout le monde me dit d'y croire et moi, je réponds toujours à côté. J'ai envie qu'on m'oublie, parfois. J'ai envie d'une vie normale, d'une vie tout court. J'ai tellement envie de vivre ce printemps qui commence. Vivre fort jusqu'à en perdre haleine. Bientôt. Bientôt. Tout est bientôt fini.

 boomp3.com

Mégot de envole-moi, écrasé le Samedi 15 Mars 2008, 19:26 dans le cendrier des châteaux de sables.

Pause clopes :

passionnee-par-les-reves
passionnee-par-les-reves
17-03-08 à 17:42

J'ai l'impression d'avoir beaucoup de chose à te dire aujourd'hui.

Déjà, j'ai pensé à toi hier parce qu'au salon du livre J.P. Blondel faisait une séance de dédicace, et j'avais tellement envie d'avoir quelques mots de lui dans ce Juxe-Boxe que tu m'avais donné envie de lire. Sauf que. Au moment où je suis arrivée, on faisait évacuer tout le monde (alerte à la bombe). Ce sera pour une prochaine fois, j'espère.

Le piano, depuis quelques temps j'ai envie de retrouver de nouvelles partitions, rejouer comme avant. Je le scrute au coin de la salle de Danse à chaque pause. Mais je n'ose pas (encore). Je ne sais pas pourquoi. Ca serait bien de pouvoir l'entendre vingt ans. Ca serait bien de pouvoir lire les mots que tu as mis sur les touches. Le printemps, avoir envie de le vivre, et bizarrement j'ai  l'impression que je vais devoir passer à côté cette année encore. Le concours, je suis sûre que tu peux y arriver! Ou fais comme si j'avais oublier d'écrire ça. (en même temps, Normal... il faut avoir envie de devenir prof hein...). Minor Majority, que j'adore... Et le chanteur qui ressemble à lui.Ca m'avait fait pareil quand j'avais vu Matmatha... Nicolas, encore et toujours là. "Les jours et les mois passent. Je suis amoureuse." Alors au fond ce serait de lui? Non, je dis des choses invraissemblantes.

J'aimerais te faire des sourires en couleur pour changer du noir et blanc.


 
envole-moi
envole-moi
24-03-08 à 10:52

Re:

Blondel... Il y a plus de deux ans maintenant, il était invité spécial du petit salon du livre de ma ville. Un débat était prévu entre lui et d'autres écrivains un certain dimanche de novembre. J'avais attendu ce dimanche avec impatience. Puis j'y étais allée, avec plusieurs livres de lui dans mon sac, à faire dédicacer. Ces livres comptaient vraiment beaucoup pour moi à cette période de ma vie. J'étais survoltée à l'idée de le rencontrer et de pouvoir lui parler après le débat. Seulement voilà, juste avant que le débat ne commence, il n'était toujours pas installé sur la scène et une organisatrice est venu l'excuser, il avait eu un problème de santé et avait dû changer son programme à la dernière minute. J'étais tellement déçue...

C'était le dimanche vingt novembre 2005.
Le soir-même, Mathieu me quittait.
La veille, une poussée de fièvre subite m'avait empêché de passer l'épreuve d'endurance du bac, que j'aurai à rattraper début juin.
Le lendemain, la poussée de fièvre inexpliquée trouvait une explication : des boutons de varicelle apparaissaient sur tout mon corps. Je pleurais la rupture en ma grattant frénétiquement pendant presque une semaine, cloîtrée chez moi, emmurée dans ma tristesse additionnelle...

Pour dire à quel point ce fut une période joyeuse de ma vie !
L'association Blondel-Salon du livre me fera toujours penser à tout ça à la fois !

Pour moi le piano c'est très récent. Petite, je voulais en faire et puis finalement c'est au violon que je me suis consacrée de mes sept à mes quatorze ans. A quinze ans, j'ai emprunté la guitare de mon père, je lui ai demandé de m'apprendre, je me suis mis à composer et puis à dix-sept, je montai un groupe de cinq filles dont une violoniste qui en faisait avec moi à l'époque. Entre temps, je pianotais un peu sur les pianos des gens que je connaissais et les doigts me démengeaient d'en avoir un à moi. J'avais dix-neuf ans quand un clavier est apparu chez mes parents. J'ai passé notamment les vacances de Noël à jouer jouer et jouer encore. Des morceaux des autres, du Tiersen, surtout. Un peu de Bach et un peu d'Aaron. Pendant celles de février, de vacances, je composais un premier morceau - vingt ans. Il me reste tellement à apprendre encore.

Quant à toi, ose, assieds toi devant le piano de ta salle de danse et pose tes mains sur le clavier. Ce serait tellement dommage de pas satisfaire cette envie-là.

A propose du concours, je me pense très honnêtement incapable de l'avoir. Il faudrait d'abord que je commence par réellement travailler. Ce qui est un peu tard puisque dans un mois jour pour jour je serai en train de composer à l'heure qu'il est. Et puis c'est vrai que si tu veux pas être prof cette école n'a pas grand intérêt. Prof ne me déplaîrait pas, bien sûr, mais je ne sais pas si c'est vraiment ça que j'ai envie de faire. Enfin bon, peu importe.

Non, je suis amoureuse de Vincent... pour de vrai.

Merci pour tes sourires qui me font toujours plaisir. Je voulais aussi te dire que je te lis toujours avec plaisir, même si je reste silencieuse devant tes articles... Mais euh, si tu changes de blog, dis-le moi hein !

(désolée de m'être lâchée à raconter ma vie ici !)


 
passionnee-par-les-reves
passionnee-par-les-reves
14-04-08 à 18:28

Re:

Ca fait du bien quand tu te lâche et que tu te mets à raocnter ta vie. Impression de percer le mystère envole-moi... ;) Pour le piano, je n'ai toujours pas osé, c'est plutôt le manque de temps à dire vrai. Choper son sac et courir à la Fac après les cours de Danse... Je sais pour ton groupe, j'avais suivi, et on n'a toujour spas pu entendre vos musiques :(

Blondel restera donc un de nos mystères également.

Merci, de lire, même silencieuse, je te vois passée. Pas prévu de changer de site pour l'instant.

A bientôt.


 
jpb
19-04-08 à 17:13

Re:

ben dites donc... si j'avais su ça...

bon, novembre 2005, je suis resté coincé par un lumbago sévère - 10 jours d'immobilité ( en cause, ma fille cadette, 3 ans à l'époque, que j'avais mal portée)

pour le salon du livre de Paris, oui, en pleine signature, l'alerte à la bombe - du coup, je ne suis pas revenu... mais bon, le dialogue est enclenché, non ? N'hésitez pas à me faire signe ( je suis aussi sur Facebook, si jamais ça vous intéresse) - bonne continuation et merci encore ( sauf que c'est toujours un peu étrange de figurer sur des commentaires, comme ça - très agréable, mais étrange, comme si je vivais une vie virtuelle )


 
envole-moi
envole-moi
20-04-08 à 19:06

Re:

Merci à vous d'avoir laissé un commentaire. Ca m'a fait bizarre de trouver un écho de l'intéressé, d'ailleurs ce n'était pas la première fois. En tous cas je connais maintenant la raison de votre absence de novembre 2005 ! Et je serai ravie de prolonger le dialogue. Je vais être un peu débordée pendant quelques temps - ou plutôt sans vie - mais après, je veux bien vous faire signe. N'hésitez pas à laisser une petite trace ici si vous repassez.