Derrière la nuque -
On roule au hasard du crépuscule mais peut-être que la nuit finira par m'avaler. Peut-être qu'à force de me laisser aller à l'aléatoire tout s'évaporera sans que je m'en aperçoive. J'ai si peur de me retrouver seule. C'est sûrement pour ça que je reste, là, le ventre vide. Je l'embrasse les yeux fermés en pensant à autre chose - à d'autres lèvres sans vraiment me l'avouer. L'autre soir, les petites routes serpentaient à travers la montagne, on s'élevait au dessus du lac et je laissais le vent caresser mon visage. Il y avait ses mains, sur moi, contre moi. La tente était plantée dans un champ désert, juste derrière les sapins. Je regardais le soleil se coucher pendant qu'il allumait un feu. Je pensais à contre-temps que le mien est certainement éteint depuis bien longtemps. Plus tard, il y a eu les flammes tout contre nous, une bouteille de rosé à deux - juste un peu de chaleur factice. Il jouait sur sa guitare et je fixais les braises sans pouvoir m'en empêcher. J'aimerais que quelqu'un s'approche et craque une allumette pour rallumer ce qui est mort à l'intérieur de moi.
Pause clopes :
Comme je te comprends... comme je comprends cette sensation d'être morte à l'intérieur, l'impression que quelque chose s'est brisé, les papillons dans le ventre qui ont disparu... Et en même temps, tellement de souvenirs à deux.
La question, maintenant, est de savoir s'il faut partir, ou rester... et aussi laquelle est la solution de facilité.
Bon courage...


Comme je te comprends... comme je comprends cette sensation d'être morte à l'intérieur, l'impression que quelque chose s'est brisé, les papillons dans le ventre qui ont disparu... Et en même temps, tellement de souvenirs à deux.
La question, maintenant, est de savoir s'il faut partir, ou rester... et aussi laquelle est la solution de facilité.
Bon courage...